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Coopération audéveloppement... de la transgénèse

les centres internationauxde recherche agricole (CGIAR)

Ce texte vieux de quelque moism'a semblé intéressant. Il évoque le financement "massif"de la recherche agronomique par la coopération au développement.Des organisations entièrement dévoué à la gloiredu transgémythe du combat contre la faim dans le monde comme lesCGIAR reçoivent des sommes considérables qui aboutissentde facto, par l'entremise de centre de recherche universitaire ou publicdans l'escarcelle des grands du secteurs.  En belgique cela se comptepar centaines de millions, qui sont investit par la coopérationbelge en faveur des CGIAR, ces sommes tombe pour leur plus grande partdans l'escarcelle de la start-up flamande Plant Genetic System - étoileencore brillante de la constellation Aventis.)  Daans le texte ilest fait allusion à un avis du Conseil fédéral dudéveloppement durable, demandé par le secrétaire d'étatBoutmans (Agalev, vert flamands). Après avoir beaucoup réfléchit,entendu le principal bénéficiaire (le professeur Van Montagu,un des "pères" de la transgénèse végétale,fondateur de PGS), convoqué une réunion d'expert en éclairagede lanterne de ministre perplexe, et constaté "la grande complexitéde la question", il a finit par "botter en touche" auprès du ConseilFédéral de Développement Durable. Ce conseil, réunissanttoutes les parties: les différents gouvernements que compte notrepays, ONG, organisations professionnelles,... organise pour la fin marsun vaste débat contradictoire (forcément absurde ? ) quidevrait lui permettre de remettre un avis "équilibré" Unefaçon probablement de "noyer le poisson", mais sait on jamais... Il ne serait de toute façon pas inutile de rappeler à notrecher secrétaire d'état ce que nous pensons des OGM et deleur faim dans le monde. Ainsi que ce qu'en pense ceux auxquelles cettecoopération est destinée...

Dites-le au secrétaire d'état,aux CFDD, à votre quotidien préféré, bref àqui vous voudrez. (Si vous nous le dites, nous, en tout cas, on sera content!)

Un texte dont la portée dépasselargement les enjeux belges évoqués et qui se veut aussiun appel appel du pied à toutes les bonnes volonté (internationale)à apporter les éclairages, en rapport avec leurs situationlocale, susceptible de permettre une mise en commun sur ces enjeux.

Envoyer vos infos à  intercage@voila.fr

 
 
Pour une contributionde la DGCI a une recherche agronomique internationale au service d'un développementdurable
 

La recherche agricole joue un rôleimportant sur la sécurité alimentaire, les modes de productionpaysannes et la qualité des aliments dans les différentesrégions du monde. Elle influence également les débatssur le brevettage du vivant et sur l'utilisation des OGM, dont les applicationsactuelles en agriculture posent des problèmes de compatibilitéavec les enjeux du développement durable.

Malgré ces enjeux importants etune contribution financière de la DGCI aux centres internationnauxde recherche agricole (CGIAR), supérieure à 250 millionsde BEF par an, aucun débat n'a été organiséà la DGCI sur les orientations de la recherche agricole internationale.En particulier, l'utilisation des biotechnologies et des OGM en agriculture,n'a pas été débattue, alors que les projets mettanten oeuvre ces technologies reçoivent une part importante du budgetbelge accordé aux CGIAR (1).

Par ailleurs, bien qu'un avis ait étéadopté par le Conseil Fédéral du DéveloppementDurable (CFDD), le 8 octobre 1997, sur la contribution financièrede la belge à la recherche agricole internationale ses conclusionsn'ont pas été suffisament mise en oeuvre par la DGCI.

C'est dans ce contexte, et alors que doitse tenir à Dresden, du 21 au 23 mai, le premier Forum Global dela recherche agricole (GFAR 2000) que des ONG belges d'environnement etde développement, impliqués dans des enjeux agricoles, proposentles recommendations suivantes pour promouvoir par la Belgique une rechercheagricole au service d'une agriculture durable.
 

Mettre en place un Forum national surla recherche agricole

Le Forum Global sur la recherche agricolequi va se tenir en mai 2000 à Dresden (GFAR 2000), doit réunirles différents stakeholders de la recherche agricole ( universités,centres de recherches, ONG, organisations agricoles,...). Le sens de ceForum mondial, comme celle des Forums Continentaux, est de créerdes lieux de concertation, de dialogue et de collaboration entre les différentsstakholders. Cette dynamique est importante du point de vue des ONG carelle vise à répondre à l'une des critiques les plusimportantes adressées au CGIAR, à savoir son fonctionnementen "tour d'ivoire". Bien que cette démarche passe par la créationd'un tel dialogue au niveau national, en Belgique, un Forum national n'ajamais été convoqué. Pour palier à ce déficitnous proposons les recommandations suivantes:

1. Un forum sur la recherche agricoleinternationale doit être réuni en Belgique pour d'une partassurer le suivi du 1er Forum Global et d'autre part débatrre dela réorientation de la contribution belge à la rechercheagricole internationale (cfr les recommendations relatives aux points suivants.Cette initiative doit être prise par la DGCI en collaboration avecle CFDD.

2. Pour le 1er Forum Global, les ONG belges,concernées par les enjeux agricoles et signataires de la présente,ont désigné un candidat pour les représenter àDresden, en mai 2000 (thierry Kesteloot d'OXFAM Solidarité). Parailleurs, nous regrettons que le représentant national belge n'aitpas été désigné par le forum national commel'impose la structure du Forum européen.


Réorienter la contibutionbelge à la recherche agricole:

A la lecture des programmes de recherchefinancés par la Belgique, il apparaît que la contributionde CGIAR est peu équilibrée. Ainsi, pratiquement aucun programmesde recherche n'est financé sur des thèmes comme agrobiologie,les téudes systèmes, les études d'impacts, la gestiondes ressources naturelles, les études socio-économique (dontdes études sur la réforme agraire, le développementinstitutionnel des organisations paysannes, etc.) Des thèmes derecherche qui rencontrent pourtant les priorités émises parles ONG et les organisations paysannes du Sud. C'est pourquoi nous demandonsque les modalités suivantes soient mises en oeuvre par la DGCI pourréorienter la contribution belge à la recherche agricole:

1. Des critères objectivemeentvérifiables et répondant aux priorités de la coopérationbelge doivent être mise en place et validés par les différentsstakeholders. Les SSTC (services fédéraux de programmationscientifique) qui bénéficient d'une longue expérienceen la matière devraient être associé à l'exerciceainsi que le CFDD.

2. A partir des priorités définiespour le financement belge, il faut réorienter la contribution belgeau CGIAR, tant pour les projets arrivants à échéanceà partir de 2000 que pour les projets pluriannuels décidés,sans concertation, en 1999.

Rediscuter le soutien belge aux CGIAR

Le CGIAR joue un rôle majeur en matièrede promotion de l'utilisation des biotechnologies et des OGM pour les paysen développement, alors même que les liens qui unissent leCGIAR à l'industrie "du vivant" sont pour le moins ambigus. Dèslors, il nous parït indispensable pour la Belgique d'avoir une approcheplus critique vis-à-vis du CGIAR et dépasser son approcheexclusivement technologique de la recherche agronomique. Démarchequi pourrait être réalisée de la façon suivante:

1. En tant que bailleurs importantdes CGIAR, la Belgique devrait peser dans l'orientation des centres d'unerecherche au service du développement durable. Le CFDD, dans sonavis de 1997 sur les CGIAR, avait également plaidé dans cesens, en conditionnant le soutien que pourrait apporter la Belgique auCGIAR aux conditions suivantes (§3.1.2.3.): <<1) La politiquede la Belgique vis-à-vis des CGIAR doit être clairement définie;2) Cette politique doit être défendue efficacement au seindes CGIAR ; 3) Enfin, pour évaluer l'adéquation entre lapolitique poursuivie par la Belgique et celle des CGIAR, un feed-back desreprésentants belges auprès du CGIAR est nécessaire.>>

2. Afin de pomouvoir un débat surle orientations des CGIAR, la Belgique devrait soutenir financièrementdes analyse critiques de l'orientation des CGIAR en ce qui concerne lesbiotechnologies et les ressources génétiques. Cette propositionétait déjà contenue dans l'avis du CFDD (§5.3.3.Surveillance et évaluation). En ce sens, il est indispensable d'yassocier des organisations (chercheurs, mouvements paysans, ONG internationales,...),qui fournissent une information critique sur l'orientation des CGIAR enles soutenant financièrement.

3. Explorer le soutien financier d'initiativeset de recherches répondant aux exigences du développementdurable, reprenant les thèmes comme l'agrobiologie, les étudessystèmes, les études d'impacts, la gestion des ressoucesnaturelles, les études socio-économiques (dont des étudessur la réforme agraire, le développement institutionnel desorganisations paysannes, etc). A cet effet, la Belgique devrait encouragerune meilleure collaboration entre des initiatives extérieures auxCGIAR et celles promues par elles-mêmes.

Cette approche plus critique exige égalementde la Belgique, dans le cadre de la concentration de son aide multilatérale,de rediscuter son soutien aux CGIAR. Cette discussion doit avoir lieu àla lumière d'une part, du non-respect des conditions poséesen 1997 par le CFDD et d'autre part des résultat du nouvel avisdemandé au CFDD paar le Secrétaire d'Etat Boutmans sur lesOGM et la recherche agricole internationale.
 
 

La plate-forme souveraineté alimentaire.
 

(1) L'avis demandépar le Secrétaire d'Etat Boutmans au CFDD sur les OGM et la rechercheagricole internationale doit répondre, dans les mois qui viennent,à cette carence.

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