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LETTRE OUVERTE AUX PAYSANS,

à la veille duprocès de René Riesel

à Montpellier le8 février 2001

ou les raisons d’une démissionde la Confédération Paysanne

Le 8 février 2001se déroulera dans l'enceinte du tribunal de Montpellier le procèsde René Riesel (ex-secrétaire national de la ConfédérationPaysanne ayant démissionné en mars 1999), José Bové(porte parole de la Confédération Paysanne) et DominiqueSoulier (militant de la Confédération Paysanne), accusésd'avoir participé à la destruction d'essais de riz transgéniquesappartenant au CIRAD (Centre International de la Recherche Agronomiquepour le Développement) de Montpellier, institut de recherche publique(1). L’occasion pour moi de reprendre l’analyse qui m’a poussé horsde la Confédération Paysanne en septembre 2000.

Pourquoi une telle lettreouverte ? Parce que j’ai cru percevoir au bout de cinq année passéesau côté des paysans que pouvait se jouer à l’intérieurde ce milieu là quelque chose de l’ordre d’une possibilitéd’interrompre l’industrialisation généralisée du monde,pour la simple raison que la paysannerie demeure le seul endroit oùse pose (marginalement certes) la question de l’industrialisation du monde,étant la dernière victime, inachevée, de ce phénomène.Parce que malheureusement ce constat amène immédiatementà se rendre compte que le combat de la ConfédérationPaysanne, malgré certaines apparences qui seront évoquéesici, ne va pas dans ce sens; le débat autour des OGM en fait unevive démonstration alors qu’à travers cette question pouvaitse présenter l’occasion historique de dérouler le processusd’industrialisation de notre société et d’engager son renversement.
 

8 jours après lesélections aux chambres d'agriculture et 6 jours après l'annoncede résultats qui, sans aucun doute, refroidiront les ambitions dela gauche paysanne (2) de devenir à la fois le partenaire incontournablede l'Etat en matière agricole et le leader du mouvement anti-mondialiste(qui ne peut se légitimer durablement que par une reconnaissanceréelle d'une base forte, qui demeure illusoire), les paysans serontconfrontés à un choix historique (3): engager la lutte contrela société industrielle, ses marchés, sa rechercheet ses états, ou persévérer dans leurs velléitésde contrôle citoyen et étatique du capitalisme (expriméespar Bové et Soulier).

Mais il est déjàclaire que la Confédération Paysanne n'entend pas poser l'enjeuen ces termes, préférant jouer l'amalgame en plaçantl'action du CIRAD et du démontage du Mac Do de Millau dans un mêmemouvement qu'elle qualifie ainsi : "Ces actions ont étéorganisées pour dénoncer la mondialisation libéraleimposée par les institutions internationales : OMC, FMI, BanqueMondiale, Commission Européenne, qui agissent pour le plus grandprofit des sociétés transnationales"(4).

Un oeil peu aviséremarquera (et s'étonnera ?) tout de même qu'il manque, àcette brochette haute en couleur, l'Etat, la confédérationpaysanne oubliant à dessein que le CIRAD est bel et bien un institutd'Etat et que l'action à son encontre de Juin 1999 étaitbien, n'en déplaise aux Bové & co qui y ont mis leurmain, une action à l'encontre de la recherche publique au main del'Etat.

Les mois de Juin ne se ressemblantpas, il nous faut ramener cette position à celle qui value àla Confédération Paysanne, en Juin 2000, via une décisionde son comité national, de se refuser à toute forme d'actionà l'encontre d'essais d'OGM sans en référer àcette même instance nationale. Il faut bien, qu'elle aussi, doutedu ralliement sans faille à son attitude cogestionnaire de la misèreindustrialisée.

Cet oublie de l'Etat dansla panoplie du parfait citoyen anti-mondialiste, notamment de la part desmilitants de la Confédération Paysanne, fait passer le citoyen,d'une manière peut-être inquiétante, du cogestionnaireopportuniste à un collaborationniste plus que douteux quand manifestementl'affaire commence à lui échapper, comme dans la désormaiscélèbre affaire du maïs transgénique de Longué(Maine et Loire).
 

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(1) cette action a eulieu en Juin 1999 en compagnie de paysan-ne-s indien-ne-s, dans le cadrede la caravane intercontinentale initiée par le KRRS, syndicat depaysan-ne-s indien-ne-s adhérent à Via Campesina

(2) incarnée parla Confédération Paysanne

(3) la mise en accusationde la recherche publique comme complice de l'industrialisation généraliséeest en effet une première historique

(4) extrait d'un communiquéde presse de la Confédération Paysanne en date du 2 janvier2001, accompagnée de son comité de soutien aux inculpésde Millau (et non du CIRAD...)


 

Rappelons rapidement de quoiil en retourne : "Le samedi 9 septembre 2000, la parcelle d'essais demaïs transgénique située à Longué, dansle Maine et Loire, est saccagée par des inconnus. Les gendarmesaffirment, après expertise de l'ADN, avoir trouvé des gouttesde sang féminin, sur l'un des épis arrachés. Ils convoquenthuit femmes de la région, connues pour leur hostilité auxOGM, et déjà photographiées au cours d'une réuniond'information, tenue en présence de techniciens du semencier Biogemma(qui menait l'expérimentation), de la ConfédérationPaysanne et d'Attac. Les gendarmes exigent qu'elles crachent pour effectuerdes tests ADN à partir de leur salive. Six acceptent. Les autresrefusent. Lors de l'assemblée annuelle d'Attac à St Brieuc,le 29 octobre, son vice-président, François Dufour, par ailleursleader de la Confédération Paysanne, propose aux adhérentesd'aller en masse à la gendarmerie pour "faire leur devoir" : cracher.Ce qu'une centaine d'entre elles ont accepté ce jour-là.Depuis, appel national, pétitions et convocations se succèdent..."(5)

Si depuis, certains des instigateursde cette opération "main propre" ont pris peur du message véhiculé,n'en demeure pas moins quelques interventions définitives révélatricesde la misère en milieu paysan :

- "Cette destruction nonrevendiquée gêne d'ailleurs notre démarche qui viseessentiellement à établir la transparence et à modifierla réglementation" (6).

- "J'espère quela gendarmerie va pouvoir identifier rapidement les auteurs" (7).

Elucubrant récemment,autour de son ersatz de livre intitulé "Quand la gauche essayait"dans l'émission hautement citoyenne de Daniel Mermet sur FranceInter, Serge Halimi, rédacteur du Monde Diplomatique,fer de lance du citoyennisme anti-mondialiste, digérait fort citoyennementla situation en disant approximativement "que certes l'Etat peut êtreperçu comme une force d'oppression, mais l'affaire la plus marquantede ces dernières années est bien le délitement durôle de l'Etat face à la logique du marché, et quel'important est bien de redonner vigueur à l'Etat". On ne pouvaitmieux affirmait le rôle du citoyen anti-mondialiste, à savoircelui de contrôleur social et de pacification du citoyen quand toutautour de lui (et surtout ce qui lui reste d'humanité), luidonne à fuir la domination de l'Etat. Nous nous résoudronsdonc à abandonner l'usage de "citoyennisme" ou de "domination" pourqualifier le phénomène que nous observons par un terme plusjuste - la "soumission" - que le Larousse définie comme "l'acceptationd'une autorité intellectuelle ou morale". La défaiteest donc consommée...

Pour en rester au point devue agricole, il nous faut expliquer l'origine d'une telle "soumission",notamment de la part de la Confédération Paysanne et de sonancêtre "Paysans Travailleurs".

A une époque (lesannées 70) où son leader historique, Bernard Lambert, osaitsous-titré son livre phare "Les paysans dans la lutte des classes","Contre la mystification réformiste", celui-ci ne manquaitpas d'y accoler ce constat central qui oriente encore la position de laConfédération Paysanne : "Les agriculteurs, nouveaux prolétaires".

Entendons par là,qu'il ne s'agissait pas de contester la modernisation de l'agriculture(de la gauche à la droite paysanne la même aspiration au progrèsindustriel étant synonyme de libération du paysan),mais seulement de dénoncer la confiscation du pouvoir économiquedu paysan par l'agro-alimentaire, via les contrats d'intégration(déguisés ou non).

A ce stade là, ilnous est possible de lire une continuité dans les revendicationscentrales de la gauche paysanne partant dans les années 70 d'unelutte contre l'intégration économique du paysan, passantpar un combat pour la maîtrise étatique des productions agricoles(quantum, quota...) synonyme de prix garantis, de maîtrise des taillesd'atelier et de répartition des productions, pour en revenir àune ébauche de position l'amenant, face à une intégrationà nouveau accélérée, à revendiquer dubout des lèvres (l'affaire étant gênante mais de toutefaçon entendue par tous), la mise en place de conventions collectivespour défendre les paysans intégrés (8). On voit mieuxcomment la soumission à l'Etat est une affaire bien plus passionnanteaux yeux de la Confédération Paysanne que la domination dusystème économique. L'intégration bureaucratique àl'Etat, via les Contrats Territoriaux d'Exploitation tant espéréspar la Confédération Paysanne, et qui sont d'une certainefaçon ces conventions collectives à peine suggérées,ne fait office ici que de vaseline facilitant l'acceptation de la défaite(notons tout de même qu'un reste de bon sens paysan amènecertains à refuser la vaseline, la ficelle étant trop grosseet ragoûtante, mais sans amener malheureusement ceux-ci àrefaire l'histoire et à en tirer les conclusions qui s'imposent).
 

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(5) extrait d'un tractdes quelques ennemis du meilleur des mondes en date du 14 décembre2000

(6) extrait du communiquéde presse de la Confédération Paysanne 49, du GABB Anjouet d'Attac 49, en date du 20 octobre 2000.

(7) déclarationd'André Rouleau, porte parole de la ConfédérationPaysanne 49, dans la Nouvelle République en date du 11 septembre2000.

(8) insistons sur la schizophréniedu citoyen moderne qui consiste à dénoncer la marchandisationdu vivant et qui continue à faire l'apologie du salariat (et desconventions collectives) qui n'est autre que la première forme demarchandisation du vivant.


Bref, s'il est une absentedans le procès intenté par la ConfédérationPaysanne à l'agriculture moderne, c'est bien son "industrialisation"et le rôle de l'Etat et de sa recherche dans ce phénomène.Le concept d'Agriculture Paysanne, né à la fin desannées 80, à la suite de l'affaire des hormones de croissanceet de la multiplication des pollutions aquatiques (notamment en régionde hors sol), et présenté comme une alternative àl'agriculture industrielle (sous entendu que l'on dénoncerait celle-ci),ne doit pas masquer la poudre aux yeux où il s'agit moins d'affirmerun consensus anti-industriel que de reconstituer au sein de la gauche (9),l'unité paysanne, mystification tant décriée par cemême syndicat au temps de sa création. De sorte que cohabitentfort poliment au sein de la Confédération Paysanne le bergerde la Drôme, le petit viticulteur du Gard, la polyculture-élevagerésiduelle de la Beauce et l'industriel de cochon et de volailledu Finistère. Seul point commun revendiqué à ces situationsindividuelles, la taille plus ou moins modeste des exploitations (oùsoit dit en passant, les laitiers, forts d'être restés encoreun peu liés au sol et d'afficher une maîtrise officielle deleur production (quota), s'autorisent quelques cumuls de litrages, excusésau nom d'une confraternité de lutte). Le mal de l'agriculture assumén'est donc pas l'industrialisation mais seulement la concentration, faisantl'impasse sur le discours d'un disciple du MAUSS (10) lors de journéesd'été de la Confédération Paysanne du débutdes années 90, qui croyant intervenir en terrain conquis, annonçaitfrontalement que l'on pouvait être "petit" mais pas moins industriel!

Pour en revenir au procèsdu CIRAD et au discours de la Confédération Paysanne en matièred'OGM, nous ne pourrons plus nous étonner qu'il n'a jamais étéquestion pour elle de se servir de ce dernier avatar de la dépossessionindustrialisée du monde pour épingler la sociétéindustrielle, mais simplement de revendiquer "plus de transparence etde réglementation" (6) et de supplier la recherche publiquede se mettre au travail pour sécuriser les OGM (cf. le rapport deGuy Le Fur, premier porte parole national de la confédérationpaysanne, pour le CES national). En guise de réglementation, laconfédération paysanne au diapason du citoyen moderne, s'entient donc aux fameux "principe de précaution". Malheureusementpour nous, ce principe de précaution implique deux choses : la première,que dans le doute on s'abstient, la seconde, que pour lever le doute, faisonsconfiance à la recherche (notamment publique) pour nous démontrerl'innocuité des nouveautés technologiques.

Le citoyen moderne s'aveugledonc complaisamment (dans son aspiration à la soumission) sur latechno-science, qui, ayant depuis des décennies fait l'impasse surla compréhension du monde se retrouve fort incapable de reproduirela complexité du monde en laboratoire et donc à fortioride mesurer dans ce même laboratoire l'impact de l'injection d'uneinvention technologique sur l'environnement "réel". De sorte qu'ilne reste au réductionnisme scientifique, une fois niée lacomplexité du monde, qu'à la négliger une dernièrefois en s'en servant comme cobaye, la réelle expérimentationne pouvant avoir lieu qu'en grandeur nature (rappelez-vous Hiroshima, l'amiante,le DDT, l'ensemble des pesticides et une bonne partie des vaccins, lesfarines animales, les thérapies géniques (11) et les OGMdésormais...). De sorte que le principe de précaution n'estque la traduction citoyenne (ou orwellienne) d'un principe de soumissionà la techno-science. Dans sa logique implacable, le citoyen moderne,en effet, ne peut s'en remettre qu'à plus de transparence etde réglementation pour gérer la catastrophe permanente.Qu'il ne vienne faire croire à personne qu'il s'oppose de quelquefaçon au développement des OGM et de la sociétéindustrielle.

La soumission étantun acte volontaire et l'arme moderne de domination du système industrielet étatique par laquelle le contrôle social s'organise, nousdevons mesurer combien le renversement de ce système se complique.

Un tel système nese réforme pas mais nécessite de lui opposer une recompositiondes valeurs qui nous portent, au premier rang desquelles nous trouvonssans doute l'aspiration à une autonomie, confisquée aujourd’hui,qui doit être perçue comme l'opposé de l'aspirationgénéralisée à la soumission.
 

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(9) rappelons que la ConfédérationPaysanne est la résultante de l'unification en 1987 de la gaucheradicale et de la gauche socialiste représentée respectivementpar la CNSTP et la FNSP, à un moment où il fallait montrédes gages de discipline pour favoriser le travail de la gauche en luttepour reconquérir le pouvoir. La discipline et la politesse sontles marques d'affection les plus appréciées dans une relationde soumission... De là à penser que la décision ducomité national d'arrêter toute action à l'encontred'essais OGM quelques mois après la nomination de Bertrand Hervieu,père des Contrats Territoriaux d'Exploitation et sociologue de lagauche paysanne, à la présidence de l'INRA, tient du renvoid'ascenseur fort poli, il n'y a sans doute pas que paranoïa...

(10) Mouvement Anti Utilitaristedans les Sciences Sociales

(11) les thérapiesgéniques ont certes soignés 2 enfants bulles à cejour, mais ont causé la mort de 2 patients-cobayes aux Etats Unis.On comprend mieux l’espoir porté par l’industrie des nécrotechnologiessur ce nouveau marché de la mort.
 

En ce sens, les démarchesde réappropriation de sa propre vie (12) qui se multiplient, notammenten milieu rural, (qui demeure le milieu où l'industrialisation n'apas encore fini son travail de sape et laisse encore survivre quelquessavoir-faire préindustriels qui peuvent permettre de concrétiser,en partie au moins, l'aspiration à l'autonomie et à l'affranchissementd'une dépossession industrialisée de nos vies), constituentune base de contestation de la société industrielle qui certesse cherche, mais doit être comprise comme telle, sans se fourvoyerune énième fois dans une aspiration à l'autarcie ouse complaire dans une cogestion des marges de manoeuvre que nous laisseraitl'Etat en guise de pacification des insoumis. Ces démarches donnentmême à penser qu'il ne peut y avoir de réelle oppositionau système industriel qu'en s'appuyant sur une dynamique constructived'affranchissement à ce système, sans quoi nous ne feronsque convaincre de notre incapacité à dépasser lesvaleurs mêmes de ce système industriel et donc d’une certainefaçon à tomber dans le même fatalisme citoyen.

L'offensive contre la sociétéindustrielle est d'autant plus urgente que l'ingénierie génétiques'attaque frontalement depuis quelques années au génome humain,prenant par là une tournure toujours plus inquiétante. Maiscontrairement à l'ère nucléaire où s'imposaitla loi du secret, la stratégie du lobby généticienmise cette fois-ci sur la transparence tant revendiquée parles citoyens modernes, devenue une utopie réalisée.

Dans un régime desoumission la meilleure arme de pacification sociale de la partie au pouvoirest encore de donner des gages à la partie soumise.

En matière génétique,plus rien ne nous est donc caché. Mieux même, le pire nousest annoncé, " le meilleur des mondes " d’Aldous Huxley seraitpour demain si on n’y met pas les garde-fous. Il ne faut donc pas s'étonnerd'entendre dans la bouche du porte étendard du lobby généticien- Axel Kahn - des craintes d'un eugénisme possible du fait de l'accélérationdes recherches sur le génome (décryptage, diagnostic pré-implantatoire,thérapie génique, clonage thérapeutique, clonage...).

L'ingénierie génétiqueétant encore à l'âge du bricolage (13), il lui fautdétourner l'attention du citoyen de l'établi de l'apprentichercheur en la focalisant sur les délires annoncés (quine manqueront pas d'advenir par ailleurs) pour rendre acceptable les avancéesactuelles bien réelles (14). Cette mystification de la génétiquejoue donc parfaitement son rôle de contrôle social, qui souscouvert d'éthique, tamisée d'une légère teintede participation citoyenne à sa définition, permet de pousserle curseur de l'acceptabilité toujours plus loin. On voit bien,dans les discours préparatoires au débat parlementaire duprintemps 2001 sur les lois de bioéthique, consistant à annoncerque ces lois doivent être perçues comme évolutives,qu'il s'agit bien à travers ces lois non pas de fixer de quelconquelimite au système industriel en matière de génétiquemais bien de s'adapter à ce qui est possible (pour la science) etacceptable (pour le citoyen soumis) à un moment précis. Lastratégie étant de développer et approfondir l’accoutumanceà l'inhumain pour inhiber ce qui nous reste d'humanité,d'où pourrait surgir une contestation de l'avance à marcheforcée du système industriel.

Gageons que le procèsdu CIRAD du 8 février 2001 à Montpellier (re)lancera l’offensiveanti-industrielle et que chacun saura choisir son camp à dessein.

A cet effet, nous nous proposons dese retrouver le JEUDI 8 FEVRIER 2001,

DEVANT LE TRIBUNAL DE MONTPELLIER, POURSOUTENIR RENE RIESEL

et entamer ce qui restera à définircomme bases de notre rassemblement ce jour-là

P.S. : Si l’échecpatent de la Confédération Paysanne reste à écriredans ses détails, j’espère, naïvement peut-être,qu’ils seront de moins en moins nombreux à le boire jusqu’àla lie. L’amertume d’une erreur vaut toujours mieux que l’aigreur d’unedéfaite.

Treffendel,le 10 janvier 2001
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(12) citons de manièrenon exhaustive, la naissance récente de groupes tels que Droit Paysan,ASPAARI en Bretagne (association de soutien aux projets et activitésagricoles et ruraux innovants), qui tentent de se réapproprier uneforme d’autonomie en mileiu rural, chemin que je fais mien aujourd’hui.

(13) lire à cesujet l'excellent livre d'André Pichot "La sociétépure, de Darwin à Hitler", ed. Flammarion

(14) ne négligeonspas que si l'ingénierie génétique fantasme énormémentsur son potentiel, celui-ci n'en demeure pas moins en mesure depuis quelquesannées déjà de développer un eugénismecertain (les discriminations génétiques sont déjàà l'oeuvre aux Etats Unis, en Angleterre et en Israël notamment,mais rappelons que la France a déjà accepté le clonagethérapeutique et les diagnostics pré-implantatoires)


Yannick Ogor - 16 rue de Brocéliande- 35380 Treffendel



 

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