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20 novembre 1999
 
 

Action à Wavre



 
 
 

Wavre (MaxiGB)

Si l'action bruxelloise aété riche en enseignements quant aux limites des initiativesfrontales, ponctuelles et spectaculaires (donc précieuse pour déterminerune perspective), l'expérience du GB de Wavre vaut sans doute plussur le plan tactique...

Un résumé desfaits, tout d'abord: nous nous retrouvons à une quinzaine en milieud'après-midi devant l'immense bloc de verre et de béton où,selon certaines rumeurs, "on rentre gagnant". Ce que nous faisons doncà 6 ou 7, les poches remplies d'autocollants. Quelques autres seplacent dans le hall d'entrée et diffusent le tract, en attendantl'arrivée du détecteur, en cours de montage dans un coindu parking (il avait en effet du être démonté pourle transport depuis Bruxelles).

Durant une bonne dizainede minutes, nous disséminons (sans confinement) nos étiquettesde salubrité publique, sous l'oeil de la caméra "amie" quinous accompagne depuis le matin. La réaction des clients fait souventplaisir à voir (combien d'illusions se sont-elles briséesdevant le vrai visage des boîtes de Nesquick?!). Les responsablesde la surveillance du GB finissent quand même par remarquer le manègeet nous reconduisent vers la sortie, avec plus ou moins de ménagement.

Nous apprenons alors quetrois autres étiqueteurs ont été amenés parle gérant dans un petit local et que la gendarmerie a étéalertée ("Nous avons été mis en CAGE" dira plus tardLuc...). Pourquoi cette virulence soudaine? Parce que quelques autocollantsont été apposés sur... les rayons de la grande surface(du matériel neuf, tout juste installé pendant la nuit précédente,selon un employé). Des gendarmes débarquent, vérifientl'identité des personnes "détenues"... et remontent dansleur véhicule assez rapidement, tandis que nos trois compagnonsréapparaissent: Stéphane VdE ayant entretemps détachéles deux ou trois autocollants "égarés" sur les rayonnages,la colère des responsables du magasin s'est apaisée (rappelonsqu'au moins 200 produits posés sur ces mêmes rayonnages portaienttoujours une étiquette orange fluo "Risque d'OGM"!!). Mieux: ilstolèrent notre présence devant le supermarché et dansle grand hall d'entrée, où nous passons donc environ lesdeux heures suivantes à soumettre les caddies au test impitoyabledu détecteur d'OGM et à recueillir la signature de clientsrésolus à ne plus faire office de cobayes.

Conclusion: il semble quele sort des articles mis en dépôt et en vente dans les chaînesde supermarchés n'a pas une grande importance aux yeux de leursgérants, puisque les supermarchés en question n'en sont paspropriétaires. Voilà qui confirme la pertinence d'un étiquetagedirect des produits, susceptible d'exercer une pression sur les grandsgroupes agroalimentaires (Nestlé, Danone, Unilever,...) sans compromettrepour autant les possibilités de coopération avec les acteursde la distribution.

La "couverture" médiatiquea pour sa part été fort discrète (un journaliste -en retard! - du Het Laatste Nieuws à Bruxelles, un autre de la RTBFRadio de Namur pour Wavre). Mais peu de monde (en tout cas dans le groupede Bruxelles) avait misé grand chose sur ce (cinquième) pouvoir.

En fin de compte, une journéesatisfaisante, qui en appelle probablement d'autres (quoique sans doutepas sur le même mode) et nous ouvre dans l'immédiat au nécessairedébat sur la perspective dans laquelle nous entendons inscrire cetterésistance à la précarisation des vivants/privatisationdu vivant.

RTBF - Radio









Jp du samedi 20 novembre1999 à 18 h

Titre : 1. ...

2. Action de sensibilisation dans plusieursvilles du pays sur les dangers des OGM, les organismes génétiquementmodifié.

3. ...

Corps : 

Tout autre chose; les organismes génétiquementsmodifiés envahissent progressivement nos assiettes depuis quelquesannées. Le problème c’est que les consommateurs l’ignorentsouvent, certains s’en inquiètent. C’est ainsi qu’un collectif d’opposantsaux OGM a vu le jour en Belgique, il y a 4 mois. Aujourd’hui il menaitses premières actions de sensibilisation devant les portes de plusieursgrandes surfaces du pays. Objectif : informer le consomateur et réclamerdes mesures concrètes. 

Ecoutez les explications de StéphaneVandeneeden, l’un des responsables de ce collectif. Olivier Marroie l’arencontré dans un hypermarché de Wavre cet après-midi: "Inconnu: Voilà, vous passez dans notre détecteur d’OGM,s’il vous plaît. Tiiiit. Stéphane: Ce que nous dénonconspar cette action, par l’humour essentiellement, c’est le fait que les grandssecteurs de distribution n’informent pas les clients sur la présenceéventuelle d’OGM dans les produits qu’ils commercialisent. Ce quenous souhaitons c’est que le consommateur soit parfaitement mis au courantdes produits dans lesquels cela se trouve, d’une part et d’autre part,il y aie une sorte de moratoire ces prochaines années pour que l’onanalyse finement, je dirais le..., le fait que ces OGM pourraient causerdes problèmes à la santé. Or actuellement on utiliseles OGM sans savoir s’ils sont réellement innocent pour la santéou pas."

Journaliste: Qu’est ce que vous craigneztellement dans ces produits génétiquement modifiés?

Stéphane: On l’utilise depuis troppeu de temps pour se rendre compte à long terme si effectivementil y a des problèmes. De la même façon que si on s’étaitposé la question dans les années 60 pour l’amiante, on neserait pas 30 ans après occupé à l’enlever partout.Donc ce que nous voulons c’est qu’il y ait pas à rétablir,je dirais, ou à corriger les effets désastreux que les OGMpourraient avoir, certains effets que l’on connait déjà."

 Jp dimanche 21 novembre 1999 à8h Corps : Si vous avez fait vos courseshier samedi, vous les avez peut être rencontrés devant l’unou l’autre grand magasins les militants d’un collectif d’opposants auxOGM avait en effet choisi ce 20 novembre pour mener des actions de sensibilisationau danger qu’il y aurait, selon eux, à consommer ces fameux organismesgénétiquements modifié. Les militants en questionveulent une meilleure information des consommateurs, on ne sait en effetpas toujours ce qui se trouve exactement dans nos assiettes. Ils réclamentégalement des mesures concrètes. 

Ecoutez les explications de l’un des responsablesde ce collectif anti-OGM, Stéphane Vandeneeden. Christian Marroiel’a rencontré dans un hypermarché hier après-midi. 

Suit la même intervention.. 


 
 
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